espaces-collectifs https://lieuxcommuns.la27eregion.fr Administrer nos villes en commun Wed, 14 May 2025 15:11:38 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.4.8 Et quelques mois plus tard … ouverture du tiers-lieu https://lieuxcommuns.la27eregion.fr/2025/05/14/et-quelques-mois-plus-tard-ouverture-du-tiers-lieu/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=et-quelques-mois-plus-tard-ouverture-du-tiers-lieu Wed, 14 May 2025 14:52:09 +0000 https://lieuxcommuns.la27eregion.fr/?p=1277 A la fin du mois d’avril 2025 s’est tenue l’inauguration du Tiers-Lieu Masaryk. Plus de deux ans après le dernier atelier que nous avions animé, dans le cadre de notre programme Lieux Communs, pour en imaginer les modalités de gouvernance, le voici qui ouvre enfin ses portes.

 

Inauguration

C’est sous un beau soleil que les prises de parole se sont succédées pour célébrer la réhabilitation de la résidence, et inaugurer comme il se doit le tiers-lieu et une dizaine logements autonomie qui ont pris la place des anciennes caves murées. Masaryk rejoint le réseau des tiers-lieux « autonomie dans mon quartier » du département de Seine Saint Denis, qui met au cœur du projet la problématique de l’inclusion et du bien-veillir.

Partenaires du projet et complices de longue date (Amicale des locataires, Compagnons Bâtisseurs, Vitalliance, Maison de Quartier Edmond Michelet), financeurs, et habitant.e.s curieux.ses ont pu enfin découvrir les lieux, après des années de travaux. De 2021 à la fin 2022, nous avons réfléchi avec un petit collectif de structures locales (publiques, parapubliques et associatives), aux usages de cet espace, à son organisation, pour que la gouvernance soit la plus collective possible et sortir du tout privé ou du tout public, voire expérimenter des modalités de coopération entre les futurs usagers du lieu. Mais tout ça, nous l’avons fait … juste en face, dans le réfectoire de la résidence des Glycines, tenue par le CCAS, ou à la Maison de Quartier Edmond Michelet. Il a fallu se projeter, car le lieu dont il était question n’existait pas encore.

Les travaux ont pris du retard, et le programme Lieux Communs s’est terminé (côté 27e Région on a continué à capitaliser sur cette expérience avec l’ANRU en sensibilisant les acteurs du renouvellement urbain aux dimensions économiques, juridiques, culturelle des communs). S’en sont suivis la présentation des livrables, et quelques ateliers pour le collectif, notamment pour définir les statuts de la future association de gestion du lieu… mais on pouvait craindre que le soufflet retombe, faute d’espaces pour donner corps à cette dynamique.

Passer du plan d’usages à l’arpentage des lieux

C’est donc avec beaucoup de curiosité que nous sommes partis à la découverte du lieu, avec pour derniers repères les plans d’usages qui étaient la projection la plus concrète que l’on pouvait en avoir jusqu’alors. On y retrouve bien un espace atelier pour les compagnons bâtisseurs, qui implante une nouvelle antenne locale pour accompagner les habitant.e.s dans certains travaux dans leurs logements ou les aiguiller au mieux en fonction de leurs problématiques, et qui agira aussi comme lieu de convivialité et sociabilité pour les résident.e.s ; un espace de vie sociale pour les habitant.e.s des logements autonomie opérés par Vitalliance ; l’épicerie sociale et solidaire du CCAS ; un espace commun où se dérouleront des activités diverses (soutien scolaire, permanence de services sociaux, etc…)  ; et des coursives qui invitent à la porosité entre les espaces.

 

Au vu des spécificités techniques du lieu (rappelons-nous encore une fois que ce n’étaient que des caves murées il y a peu !), on peut dire que le lieu réussit le pari d’être un espace accueillant et polyvalent.

Extrait gazette de documentation du programme – octobre 2021

Un commun en devenir ?

Les graines que nous avons plantées il y a quelques mois pour faire advenir une gouvernance plus collective du lieu ont-elles porté leurs fruits ? Difficile à dire alors que le lieu ouvre tout juste.

Parmi les éléments qui peuvent jouer en la faveur du commun, on est content de voir que certaines personnes, qui sont là depuis le début, œuvrent pour que la vision collective qui avait été imaginée soit toujours dans l’ADN du lieu aujourd’hui.

Aussi, le choix de se structurer en association collégiale, où se rencontrent financeurs publics et privés, usagers permanents (structures présentes sur le lieu), adhérent.e.s, laisse espérer un concernement plus collectif pour le tiers-lieu.

Enfin, si aujourd’hui chaque structure prend doucement ses marques dans ces nouveaux espaces, l’envie est là de créer de la porosité : par exemple, l’espace de vie sociale, pour l’instant réservé aux résident.e.s des logements autonomie, sera peut-être à terme un espace ouvert favorisant le croisement intergénérationnel.

 

En attendant de découvrir la future programmation collective du tiers-lieu, et l’accueil qu’en feront les habitant.e.s de la résidence Masaryk et du quartier, on ne peut que souhaiter bonne et longue vie à cet espace d’un nouveau genre à Sevran !

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Vers une gestion de locaux collectifs résidentiels inspirée des communs : clap de fin pour l’expérimentation à Sevran https://lieuxcommuns.la27eregion.fr/2023/03/27/vers-une-gestion-de-locaux-collectifs-residentiels-inspiree-des-communs-clap-de-fin-pour-lexperimentation-a-sevran/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=vers-une-gestion-de-locaux-collectifs-residentiels-inspiree-des-communs-clap-de-fin-pour-lexperimentation-a-sevran Mon, 27 Mar 2023 12:42:12 +0000 https://lieuxcommuns.la27eregion.fr/?p=1232 En mai 2021 débutait le programme Lieux Communs, avec une expérimentation sur un territoire pilote : la résidence Masaryk, à Sevran. Pendant 20 mois, la 27e région s’est associée au bailleur social Vilogia, à la Ville de Sevran et au bailleur CdC Habitat pour expérimenter une autre manière, plus ouverte, de gérer un local collectif résidentiel (LCR) en rez-de-chaussée de la résidence Masaryk, dont la gestion « traditionnelle » ne permettait pas la présence pérenne d’activités utiles aux habitant.e.s du quartier.

Accompagner l’émergence d’un collectif : premier pas vers le commun.

Parti.e.s au départ avec l’intention d’élaborer avec les acteurs du territoire sevranais une gouvernance renouvelée pour les LCR d’une résidence sociale transformés en tiers-lieu, et ainsi dessiner de nouvelles modalités de partenariat public-commun, il a vite fallu se rendre à l’évidence : la priorité était bien de poser les bases de ce commun. Et d’abord, de constituer une communauté d’acteurs, au-delà d’un simple groupe d’individus, avec chacun.e un intérêt propre pour le projet. Au fil des mois, les liens se sont tissés, en prenant le temps de faire connaissance, en participant à des ateliers collectifs, voire en organisant des activités ensemble. Faire commun ne se décrète pas et ne peut faire l’économie du temps et de la patience, garants d’un socle solide pour des coopérations futures. En même temps que la communauté se constituait, les travaux du lieu avançaient, laissant entrevoir ce à quoi le tiers-lieu allait ressembler, et offrant une place au collectif pour sa conception.

Vers un partenariat public-commun ?

À Sevran, des coopérations inédites sont à faire mûrir : l’épicerie sociale et solidaire implantée dans le tiers-lieu fera du CCAS un membre de la gouvernance au même titre que les structures locales qui s’y implanteront également ; le bailleur social, propriétaire des murs, doit encore trouver sa place, entre soutien, partenaire et contributeur, dans une organisation en construction. Pour ces deux structures, il faut aussi accepter qu’il ne soit pas possible de définir exhaustivement les modalités de gestion et d’organisation du lieu à ce stade, afin de laisser le temps au collectif de tester, se tromper, itérer pour trouver un modèle qui fasse commun. Ce sont les prémices de ces réflexions qui s’ouvrent à Sevran, esquissées lorsque nous avons abordé l’organisation quotidienne du lieu, son modèle juridique, son modèle de gouvernance …

Concrétiser des formes de partenariats publics-communs, c’est donc avant tout une question de postures pour l’acteur public (et le bailleur social dans le cas de Sevran) : accepter ce qu’il faut de lâcher prise pour préserver l’autonomie des communautés d’acteurs constituées, faciliter les coopérations locales (en jouant l’entremetteur, plus que le maître d’œuvre), sécuriser des pratiques plus collectives grâce à des outils administratifs et méthodologiques (chartes, convention de gestion, etc), endosser un récit de territoire mobilisateur et transformateur, qui valorise les initiatives locales et les ressources partagées.


Vous voulez en savoir plus ?

Un premier livrable relate notre cheminement à Sevran : la compréhension du territoire, la constitution d’un collectif, la réalisation d’un objet « en commun » pour penser des règles d’usage et un mode d’organisation des acteurs , et enfin les problématiques et pistes pour aborder les questions de gouvernance avec la communauté se constituant.

  • La version à lire en ligne par ici.
  • Et la version imprimable par là.

Un deuxième livrable, sous la forme d’une feuille de route destinée aux acteurs de Sevran pour poursuivre la démarche jusqu’à l’ouverture du lieu, que tout un chacun peut consulter par ici.

L’expérimentation à Sevran, ainsi que les autres productions du programme Lieux Communs sont documentées sur le blog.

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